Spectacle de danse CRC/Créat du 11 juin 2016

Lors du gala 2015

Les Song'en T 
Plus de 100 danseurs à l'Ilyade s'étaient donnés rendez-vous
 

Près d’une centaine de danseurs et danseuses de classique, de modern jazz et de hip-hop s'étaient préparés depuis 5 mois pour ce grand rendez-vous avec la scène.
Un spectacle très attendu par les élèves et leurs proches, créé avec beaucoup de soin et mis en scène par les enseignants Laurence Dulou, pour la danse classique (CRC), Yannick Simeon pour le modern jazz (Créat) et Seif Grimah, pour le hiphop (absent lors de l’interview).

Quel est l'univers évoqué dans Les Song’en T. ?
Laurence Dulou : Dans une maison hantée, des enfants s’endorment puis laissent entrevoir leurs songes.

Yannick Simeon : On devine qu’arrivent des zombies, des fantômes…
L.D : …des momies, des savants fous, des sorcières, des souris.

 

Le spectacle de fin d’année, c’est un moment important ?
Y.S. : Un moment de partage, très attendu par les enfants. Il y a beaucoup d’excitation à l’idée de danser sur scène et de porter de beaux costumes.

L.D. : Un des rares moments où les enfants peuvent montrer à leurs parents ce qu’ils ont appris durant l’année.

Y.S. : C’est l’aboutissement de toute une année d’effort, de discipline.

L.D. : Les enfants se font réellement plaisir, parce qu’ils dansent et qu’ils aiment ça. C’est aussi l’occasion de se confronter aux codes du monde du spectacle : ne pas faire de bruit dans les coulisses, respecter les gens qui dansent, etc. Tout un apprentissage !

Quels sont les ingrédients d'un bon spectacle ?
Y.S. : Une bonne équipe artistique et technique investie.

L.D. : Un travail régulier des élèves tout au long de l’année. Et surtout leur volonté et leur plaisir.

 

 

Quelles consignes allez-vous leur donner avant de se lancer sur scène ?

 

Y.S. : De mon côté, je ne donne pas de consignes, il n’y a pas besoin, les élèves sont à fond.

L.D. : Pour la danse classique, les danseuses sont tellement concentrées qu’elles oublient de se faire plaisir. Alors je leur dis : Prenez du plaisir et dansez, tout simplement !En danse classique il y a tellement de choses qui sont difficiles. Même si ce sont des choses qu’elles répètent toute l’année et qu’elles savent sur le bout des doigts… Elles savent que c’est une difficulté, elles en oublient de danser tellement elles sont concentrées.

 

Ces graines de danseuses et danseurs ont ils le trac ?

L.D. : Certains. Pas tous. Certains mettent aussi le trac aux autres.

Y.S. : Le trac, je pense qu' il faut l’avoir.

L.D. : Mais il faut pas en avoir en trop.

Y.S. : Le trac est là quand tu rentres sur scène et après il part. Aujourd’hui encore en tant que professionnel, j’ai le trac et c’est génial.

L.D. : Et c'est quand meme, le petit truc qui fait qu’on va donner plus. Et qui va  permettre de se concentrer.

 

Comment abordez-vous la musique au sein d'une chorégraphie?

Y.S. : Je l’aborde moi de deux façons. Soit avec le groupe, on attaque la chorégraphie sans musique et ensuite on cale la musique dessus. Soit on construit directement la chorégraphie sur la musique. Tout est possible, tout se fait. De toute façon, la musique appartient à la musique, et la danse appartient à la danse. On n’a pas besoin de la musique pour danser. Le corps peut dire sans la musique...

L.D. : ...comme le musicien n’a pas besoin de danseur. De mon côté, pour construire mes chorégraphies, je choisis toujours des musiques qui semble en relation quelque chose.

 

Que va-t-on reconnaître sur votre bande son ?

La danse macabre de Saint Saens, un chant de Mickaël Jackson, Moonlight Shadow.

 

Pour certains, certaines ce sera leurs premiers pas sur scène. Vous souvenez-vous des vôtres ?

Y.S. : Je me souviens bien de mes premiers cours de danse : la salle, la barre, les grandes glaces. J’avais 8 ans, c'était au péage de Roussillon.
Notre prof’ de danse classique s’appelait Josette, elle devait avoir 72 ans. Et quand on ne tendait pas assez les jambes, elle nous menaçait avec un petit bâton. A chaque gros mot qu’on prononçait, on avait également une amende de 20 centimes. Et en fin d’année, ça faisait une cagnotte pour aller acheter des bonbons.

L.D. Je me souviens aussi de mon premier cours, j’avais 9 ans. Cela faisait 3 ans que je demandais à mes parents de faire de la danse et ils ne voulaient pas. Il a fallu l’intervention de mon prof de gym _ je faisais de la gym en compétition à ce moment là_ pour que mes parents acceptent. Le spectacle de fin d’année a alors été un grand moment.